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LILLY WOOD & THE PRICK

AU SEVEN CASINO

C’est une histoire qui ressemble à un conte de fée musical. Un soir, à Paris, Nili et Ben se rencontrent dans un bar par le biais d’amis communs. Le courant passe si bien entre eux que, dès le lendemain, ils composent ensemble, au feeling, leurs trois premiers morceaux. Comme si, d’un coup de baguette magique, ces débutants s’étaient transformés en musiciens. Jusque-là, Nili, née en Israël, ayant vécu à Londres et en Californie, n’avait jamais chanté en public. Ben, lui, parisien de toujours, traînait sa guitare, en mal de partenaire avec qui créer. L’alchimie qui règne immédiatement entre eux sert d’étincelle ; il ne reste plus qu’à nourrir d’idées et d’expériences ce feu qui les réunit ...

SEVEN CASINO LOGO

myspace Officiel

Le 29 Novembre 2011

Début du spectacle : 20H30

Types de places : 
Libre Debout

Tarifs : 28 €

Evénement passé

Lilly Wood & The Prick

Organisateur : 
Le Galaxie & Le Seven Casino Amnéville
N° licence : Licence Galaxie 3-1012091

Concert Seven Casino

... Ils ont pourtant grandi dans des cultures bien différentes. Tout en adorant le funk de Chic ou la techno pop de Depeche Mode, Ben connait sur le bout des doigts les classiques de la guitar music, de J.J. Cale à Bruce Springsteen. , elle, ne revendique pas une énorme culture musicale : si les chansons d’Elliott Smith la bouleversent, elle assume aussi son penchant pour la variété eighties. Le premier disque qu’elle a acheté, c’est celui qui passait dans le magasin… par chance il était d’Aretha Franklin !

Au lieu de les éloigner, leurs parcours et leurs caractères se complètent, se rejoignent autour des mêmes convictions. Ils préfèrent oublier la technique pour balancer d’abord des émotions dans leurs chansons. Sans regard pour le qu’en-dira-t-on, ils carburent au frisson, cherchent à écrire une musique qui prend aux tripes. Taquins, ils choisissent de répondre au nom de Lilly Wood And The Prick, une appellation qui frappe l’imaginaire tout en contenant une bonne dose d’autodérision : (« wood » signifie « bois » et « the prick » quelque chose comme « le petit con »). Ce nom imagé correspond aussi à une préférence linguistique : totalement bilingue, Nili écrit ses paroles en anglais, langue avec laquelle cette Franco-Israélienne se sent plus à l’aise. Il traduit aussi leur état d’esprit : ne pas se prendre au sérieux, se moquer à l’avance des étiquettes qu’on cherchera à leur coller.

Avec eux, les cloisons entre les genres disparaissent comme s’ils traversaient les murs. Naturellement éclectique, le duo vibre autant pour des groupes récents comme The XX ou La Roux que pour Barbara ou Gainsbourg. Il s’autorise donc toutes les directions, que ça sonne hip hop, new wave ou electro. Ses débuts ont pourtant pu faire croire à un groupe folk. Mais à l’époque, les deux complices ne disposaient que de la guitare de Ben et d’une petite boîte à rythme pour camper leur décor et leurs histoires. Quand ils traversaient Paris en scooter pour donner leurs premiers concerts, ils rêvaient déjà de peindre chaque morceau comme un tableau aux couleurs uniques.

Leur rencontre avec Pierre Guimard, autre coup de foudre, va permettre à leur palette de gagner en nuances, des plus féériques aux plus inquiétantes. Excité par ce qu’il a entendu sur leur myspace, Pierre leur ouvre les portes de son studio et fonde avec Matthieu Tessier, manager du duo, le label Choke Industry, sur lequel sortira le premier maxi du groupe. Ils le baptisent Lilly Who And The What ? en référence à leur nom de scène qui intrigue et désarçonne. Sur cette première sortie, qui rencontre un joli succès sur les plateformes digitales, leur reprise enregistrée pour le fun de “L.E.S. artistes”, la chanson de Santigold, prévient : ce groupe sera inclassable et surprenant. Une promesse tenue par Invincible Friends. Conçu avec la complicité de Pierre Guimard, ce premier album dessine les contours d’un univers tendre et fantastique où l’on ne sait jamais sur quel pied danser, où l’on se perd avec délice entre les humeurs et mélodies. Avec onze chansons comme autant d’histoires distinctes et ambigües, il réalise d’impressionnants grands écarts entre les compositions intimistes d’une Fiona Apple et les synthés à la Daft Punk, entre l’intensité sans âge d’un Bob Dylan et l’écriture décomplexée et électro-pop de Metronomy. Tels des contes pour adultes sur lesquels planerait l’esprit schizo d’un Lewis Caroll, Invisible Friends ressemble à un monde de faux-semblants où la pop la plus légère sert de paravent pudique à des propos plus graves (« Hey, It’s Ok »), où ce qui débute comme un blues prend la tangente et groove comme du disco (« No No (Kids) »). Les esprits cartésiens vont devoir se laisser aller tant Lilly Wood and The Prick s’amuse constamment à brouiller les pistes. A l’origine new wave dans l’âme, « Down The Drain » s’est ainsi transformée en appel du pied pour les pistes de danse. La soul revancharde de « Cover My Face » et « Prayer In C », prière folk belle à briser les coeurs, précèdent « My Best », tube à l’énergie rock mais à la peau électronique. « Little Johnny », où la voix de Nili rivalise avec celle de Margo Timmins des Cowboy Junkies, et « A Time Is Near » entourent l’atmosphérique « Hopeless Kids » qui s’envole comme du MGMT. Logiquement, l’album ne se pouvait se clore que sur une note onirique, celle de « Hymn To My Invisible Friend », splendide ballade en apesanteur… Désormais accompagnés par des musiciens qui les aident à donner de la chair et de l’énergie à leur répertoire (le fidèle Pierre Guimard à la basse, Mathias Fisch à la batterie), Nili et Ben ont parcouru du chemin depuis leurs premiers concerts sur des scènes minuscules. Mais pour eux qui vont tourner tout l’été (avec un passage aux Francofolies), seule la dimension des salles où ils se produisent dorénavant a changé. L’envie de ressentir des émotions et de les transmettre à leur public reste le principal moteur. Nul doute qu’en écoutant Invincible Friends, l’album de débutants touchés par la grâce, tout le monde le comprendra.

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